Utiliser des typographies dans InDesign

Une typo dans InDesign, ce n’est pas “un style”. C’est un fichier (ou une police activée) que ton ordi doit connaître. Si elle n’est pas installée/activée, InDesign fera ce qu’il fait de mieux: remplacer ça par n’importe quoi et ruiner ta maquette. (sans finir en Comic Sans par accident)

Il y a 3 façons propres de récupérer des typos:

  • Google Fonts (gratuit, simple, fiable)
  • Adobe Fonts (inclus avec Creative Cloud, activation en 1 clic)
  • DaFont (parfois cool, souvent piégeux: installation + vérifs obligatoires)

Liens (comme demandé, oui je mets les vrais):

  • Google Fonts: https://fonts.google.com/
  • Adobe Fonts: https://fonts.adobe.com/
  • DaFont: https://www.dafont.com/

Rappel ultra important: les formats de police

Quand tu télécharges une typo, tu obtiens en général:

  • .OTF (OpenType) ✅ conseillé
  • .TTF (TrueType) ✅ ok
  • parfois des familles variables (Variable font) ✅ très pratique

Évite les trucs exotiques bizarres ou incomplets.


Utiliser une typo via Google Fonts (téléchargement + installation)

Étape A: choisir et télécharger

  1. Va sur https://fonts.google.com/
  2. Choisis une police (ex: Inter, Space Grotesk, Roboto Slab…).
  3. Clique Download family (télécharger la famille).

Étape B: installer la police sur l’ordinateur

  • Mac: double-clic sur le fichier .otf/.ttf → “Installer la police” (Livre des polices).
  • Windows: clic droit → “Installer” (ou glisser dans le dossier Polices).

Étape C: utiliser dans InDesign

  1. Redémarre InDesign si la police n’apparaît pas.
  2. Sélectionne ton texte → panneau Caractère → menu des polices → choisis la police.
  3. Bonus pro: crée un style de paragraphe avec cette typo (sinon tu vas tout refaire à la main, et ça c’est triste).

Utiliser une typo via Adobe Fonts (activation, pas besoin d’installer “à la main”)

Adobe Fonts fonctionne avec Creative Cloud: tu actives, et la police devient dispo dans InDesign.

Étape A: activer la police

  1. Va sur https://fonts.adobe.com/
  2. Connecte-toi avec ton compte Adobe (Creative Cloud).
  3. Trouve une police → clique Activate / Activer.

Étape B: vérifier côté Creative Cloud

  • Ouvre l’appli Adobe Creative Cloud (sur ton ordi).
  • Laisse 10 secondes à Adobe pour faire sa magie.
  • La police apparaît ensuite dans InDesign.

Étape C: utiliser dans InDesign

Même méthode: sélection du texte → liste des polices → applique.

Et surtout: styles (paragraphe/caractère) pour garder une cohérence.


Utiliser une typo via DaFont (télécharger + installer + vérifier les accents)

DaFont, c’est la brocante: tu peux trouver des pépites… et beaucoup de polices inutilisables en français.

Étape A: télécharger

  1. Va sur https://www.dafont.com/
  2. Choisis une police → clique Download (tu récupères un .zip).

Étape B: installer

  1. Dézippe le fichier.
  2. Installe le .otf ou .ttf (comme Google Fonts).
  3. Redémarre InDesign si nécessaire.

Étape C: vérifier les caractères accentués (OBLIGATOIRE)

Certaines typos DaFont n’ont pas:

  • é, è, ê, ë
  • à, ù, ç
  • œ, æ
  • guillemets français « »

Test rapide (copier-coller dans InDesign):

“Éléonore a reçu un café crème à Montrouge, c’est sûr: ça coûte déjà 10€.”

Si des lettres deviennent des carrés, des points d’interrogation, ou disparaissent: police non conforme → change de police.

Astuce pro:

Dans InDesign, va dans Texte > Glyphes (ou “Glyphs”) pour voir si les caractères existent vraiment dans la police.


Gérer les problèmes de polices dans InDesign

A) Police manquante

Si tu ouvres un fichier et que la police manque:

  • InDesign affiche une alerte
  • Tu peux aller dans Texte > Rechercher une police… (Find/Replace Font) pour remplacer proprement.

B) Mélange sauvage de typos

La règle la plus simple qui sauve des vies:

  • 2 typos max (3 si tu sais exactement pourquoi)
  • une pour les titres, une pour le texte courant

Dernier point (important mais souvent ignoré): les droits

  • Google Fonts: généralement libre d’usage (mais lis quand même la licence si tu bosses pour un client).
  • Adobe Fonts: usage OK tant que tu as l’abonnement actif.
  • DaFont: attention. Beaucoup de polices sont “free for personal use” seulement. Donc pour un projet pro, tu dois vérifier la licence.

RVB vs CMJN: comprendre la couleur pour le web et l’impression

Quand tu bosses dans InDesign, tu fais toujours le même pari: ton visuel doit sortir comme prévu. Et pour ça, il faut comprendre deux choses:

  1. comment la couleur est fabriquée
  2. comment une image est définie (pixels + résolution)

1) RVB (web) vs CMJN (print): deux mondes différents

RVB (Rouge Vert Bleu) = 

écran

  • Utilisé pour: sites web, réseaux sociaux, vidéos, écrans, PDF “écran”.
  • Un écran émet de la lumière via des pixels (petites lampes).
  • On parle de couleur additive.

➡️ En RVB, plus tu ajoutes de lumière, plus tu vas vers le blanc.

R + V + B à fond = Blanc

RVB à zéro = Noir (pas de lumière)

Exemple simple:

  • Rouge + Vert = Jaune (sur écran)
  • Rouge + Bleu = Magenta
  • Vert + Bleu = Cyan

CMJN (Cyan Magenta Jaune Noir) = 

impression

  • Utilisé pour: affiches, flyers, livres, magazines.
  • L’encre ne “brille” pas. Elle absorbe la lumière ambiante.
  • On parle de couleur soustractive.

➡️ En CMJN, plus tu ajoutes d’encre, plus tu vas vers le noir (ou un brun triste si tu empiles mal).

CMJ superposés = presque noir (théoriquement noir, en vrai ça “bave” et c’est sale)

C’est pour ça qu’on ajoute le N (Noir): pour avoir un noir net, du contraste, et des textes propres.


2) Additif vs soustractif: la métaphore qui marche

  • Additif (RVB): tu empiles des projecteurs de lumière. Résultat: tu obtiens du blanc en additionnant.
  • Soustractif (CMJN): tu empiles des filtres/encre qui retirent de la lumière. Résultat: tu obtiens du noir en soustrayant.

C’est littéralement:

Écran = lumière qui sort

Papier = lumière qui rebondit (et l’encre en mange une partie)


3) Pourquoi “les couleurs changent” entre écran et print

Parce que:

  • un écran peut afficher des couleurs très lumineuses (certains verts/cyans/bleus très “néon”)
  • l’impression CMJN a une gamme de couleurs plus limitée (gamut plus petit)

Donc ton “néon cyberpunk” en RVB peut devenir “bleu un peu triste” une fois imprimé, si tu ne contrôles pas.


4) 8 bits = ~16,7 millions de couleurs en RVB

Une image RVB classique (JPEG/PNG standard) est souvent en 8 bits par canal.

  • 8 bits = 256 niveaux (de 0 à 255)
  • En RVB, il y a 3 canaux (R, V, B)

Nombre de couleurs possibles:

256 × 256 × 256 = 16 777 216 couleurs (≈ 16,7 millions)

C’est énorme, et pourtant ça ne garantit pas une belle impression. Parce que l’impression dépend du CMJN, du papier, de l’encre, et du profil colorimétrique.

(À côté, le 16 bits par canal, c’est 65 536 niveaux par canal: utile surtout en retouche lourde pour éviter les dégradés moches, mais ce n’est pas indispensable pour une simple mise en page.)


Résolution: pixels, taille, dpi… et pourquoi tout le monde mélange

5) Taille en pixels ≠ résolution d’impression

Une image a toujours:

  1. une taille en pixels (ex: 6000 × 4000 px)
  2. une résolution d’impression (ex: 300 dpi)

DPI / PPI: c’est quoi?

  • Pour une image, on parle plutôt de PPI (pixels par pouce), mais tout le monde dit “DPI”.
  • L’idée: combien de pixels tu mets dans 1 pouce (2,54 cm) quand tu imprimes.

➡️ Plus il y a de pixels par pouce, plus l’impression est fine.

Formule pratique

Taille imprimée (en pouces) = pixels / dpi

Puis conversion:

1 pouce = 2,54 cm

Donc si tu as 3000 px de large:

  • à 300 dpi → 3000/300 = 10 pouces → 25,4 cm
  • à 150 dpi → 3000/150 = 20 pouces → 50,8 cm

Même fichier, deux tailles d’impression différentes.


Exemple concret: affiche A1 à 150 dpi vs 300 dpi

6) Format A1 (portrait)

Dimensions A1:

  • 594 × 841 mm
  • soit 59,4 × 84,1 cm
  • soit en pouces:
    • 59,4 / 2,54 = 23,39”
    • 84,1 / 2,54 = 33,11”

A1 en 300 dpi (qualité print haut niveau)

Pixels nécessaires:

  • Largeur: 23,39” × 300 = 7017 px
  • Hauteur: 33,11” × 300 = 9933 px

➡️ A1 à 300 dpi ≈ 7017 × 9933 px

C’est lourd, mais nickel (affiche vue de près, beaux détails).

A1 en 150 dpi (grand format acceptable)

Pixels nécessaires:

  • Largeur: 23,39” × 150 = 3508 px
  • Hauteur: 33,11” × 150 = 4967 px

➡️ A1 à 150 dpi ≈ 3508 × 4967 px

Souvent OK pour une affiche vue à distance (hall, vitrine, événement), mais moins fine de près.


7) Conclusion pratique (spécial InDesign)

  • Web: travaille en RVB, export en PDF écran / PNG / JPEG.
  • Print: prépare en CMJN, contrôle tes images dans le panneau Liens (résolution effective).
  • Pour une affiche:
    • 300 dpi si on la regarde de près, ou si c’est une impression “qualité”
    • 150 dpi si c’est grand format vu à distance (souvent suffisant)

Et dernier rappel: une image petite en pixels ne devient pas miraculeusement nette parce que tu écris “300 dpi”. Ça, c’est juste un chiffre. Les pixels, eux, ne mentent pas.

InDesign: la différence entre Sélection (V) et Sélection directe (A)

Dans InDesign, une image est presque toujours un duo:

  1. un cadre (un rectangle, qu’on appelle “bloc” ou “frame”)
  2. le contenu à l’intérieur (l’image placée)

Tu peux voir ça comme:

  • le cadre = la fenêtre
  • l’image = ce qu’on voit à travers la fenêtre

Et c’est là que tout se joue.


L’outil  Sélection (V) : tu manipules le cadre

La flèche noire (V) sert à sélectionner et manipuler l’objet complet, donc le bloc (la fenêtre).

Avec V, tu peux:

  • déplacer le bloc (cadre + image ensemble)
  • redimensionner le bloc
  • appliquer un contour, une couleur de fond, un effet au bloc
  • aligner le bloc avec d’autres éléments
  • changer ses proportions (attention à ne pas déformer si tu forces)

V = je bouge la fenêtre sur le mur

Exemple concret (image dans un rectangle)

Tu as une photo placée dans un cadre.

  • Avec V, si tu cliques sur le cadre et tu le déplaces: tout bouge (cadre + image).
  • Si tu redimensionnes le cadre: tu changes la taille de la fenêtre.

L’outil Sélection directe (A) : tu manipules ce qu’il y a dedans

La flèche blanche (A) sert à sélectionner l’intérieur: l’image, ou les points d’un tracé.

Avec A, tu peux:

  • déplacer l’image à l’intérieur du cadre sans bouger le cadre
  • recadrer en ajustant ce qu’on voit (changer le “cadrage”)
  • sélectionner des points si c’est un tracé (vecteur)

👉 A = je garde la fenêtre fixe, mais je bouge l’affiche derrière la vitre

Exemple concret (recadrage)

Tu veux que le visage soit plus centré:

  • Tu prends A
  • Tu cliques sur l’image (à l’intérieur)
  • Tu fais glisser: le cadre ne bouge pas, mais l’image se décale derrière la “fenêtre”
  • Résultat: tu changes le cadrage sans toucher à la mise en page.

Le cas typique: “je veux déplacer l’image mais je déplace le cadre”

Ce qui se passe

  • Tu utilises V.
  • Tu cliques et tu glisses.
  • InDesign déplace le bloc entier.
  • Ton alignement part en vrille.

La solution

  • Utilise A pour déplacer le contenu (l’image) dans son cadre.

Présentation Adobe InDesign

À quoi ça sert

  • Mise en page professionnelle : magazines, livres, rapports, dossiers, brochures, flyers, affiches, catalogues.
  • Gestion propre de la typographie (styles, césures, veuves/orphelines, justif…).
  • Production print + export PDF (imprimeur / web / interactif).

À quoi ça ne sert pas

  • Retoucher des photos (ça c’est Photoshop).
  • Dessiner des logos/illustrations vectorielles (ça c’est Illustrator).
  • Concevoir une UI interactive moderne (Adobe XD ou Figma).

Le concept central : Indesign = un “conteneur” qui organise tout

Indesign ne “contient” pas vraiment tes images et textes comme un Word. Il place et lie :

  • Des blocs (frames) : bloc texte / bloc image
  • Des liens vers des fichiers (images, parfois textes). Utilise un repertoire « src » avec tous les fichiers utilisés dans dans ton document
  • Une structure : pages, gabarits, styles, grille

👉 Résultat : c’est puissant, mais si tu déplaces tes fichiers n’importe où, Indesign te punit.


Vocabulaire indispensable

  • Document / Pages / Planches
  • Fond perdu (bleed) : ce qui dépasse pour éviter les liserés blancs à la coupe
  • Marges : zone de respiration
  • Gabarits (Master pages) : éléments répétés (folios, grille, titres, repères…)
  • Blocs (frames) : texte et images vivent dans des rectangles
  • Chaînage de texte : un texte peut couler de bloc en bloc
  • Styles : paragraphe / caractère / objet
  • Nuancier : couleurs (CMJN / RVB / tons directs)
  • Assemblage (Package) : dossier propre pour transmettre/imprimer

Tour guidé de l’interface (simple et utile)

Zones clés

  • Barre de contrôle (en haut) : change selon l’outil sélectionné
  • Barre d’outils (a droite)
  • Panneau Pages : navigation + gabarits
  • Panneau Liens : vérifie tes images (manquantes, modifiées, résolution)
  • Panneau Caractère / Paragraphe : typo
  • Panneau Styles : ton meilleur ami quand tu veux un rendu cohérent
  • Propriétés : panneau “tout-en-un” pratique pour débuter

Outils à faire retenir

  • Sélection (noire) / Sélection directe (blanche)
  • Texte (T)
  • Rectangle / ellipse (pour les blocs)
  • Placer (Ctrl/Cmd + D) : l’action la plus utilisée du logiciel

Workflow propre

Étape A : créer le document correctement

  • Format (A4, A5, carré…)
  • Pages en vis-à-vis ou non
  • Fond perdu (souvent 3 mm print)
  • Marges (ex : 10–15 mm selon format)

Étape B : structure

  • Grille de colonnes (2, 3, 4…)
  • Gabarits : folios, repères, titres récurrents
  • Styles de paragraphes (Titre 1, Titre 2, Corps, Légende…)

Étape C : contenu

  • Placer images + texte
  • Chaîner les blocs texte
  • Ajuster cadrage d’image (sans déformer, pitié)

Étape D : contrôle

  • Liens OK ? Résolution OK ?
  • Préflight : aucune erreur
  • Export PDF selon destination

Typo et mise en page

Les règles faciles à marteler

  • 2 polices max (3 si tu assumes ton crime)
  • Hiérarchie : Titre / intertitre / corps / légende
  • Alignements cohérents (grille, colonnes)
  • Interlignage respirant
  • Attention à :
    • veuves / orphelines
    • césures absurdes
    • justification qui crée des “rivières”

Styles (à imposer dès le début)

  • Style de paragraphe = structure
  • Style de caractère = exceptions (gras local, petite cap, couleur…)
  • Bonus Master 1 : styles imbriqués, GREP (si tu veux frimer proprement)

Images : la vérité triste

  • Indesign n’est pas un logiciel de retouche.
  • Il gère le placement, le cadrage, la mise en page.
  • Vérifier :
    • Résolution (print souvent ~300 ppp)
    • Mode colorimétrique (CMJN pour imprimeur, RVB pour écran)
    • Liens à jour

Panneau Liens = tableau de bord. Si c’est rouge, c’est pas “un détail”.


Couleur : CMJN, RVB, tons directs (version claire)

  • RVB = écran (web, PDF interactif)
  • CMJN = impression (magazine, flyers)
  • Pantone / ton direct = impression spécifique (souvent coûteuse)
  • Nuancier : évite les “couleurs sauvages” créées au hasard sur un bloc.

Exporter

Utilise un répertoire export avec le nom de ton export et son n° de version.

PDF pour imprimeur

  • PDF (Print)
  • Fond perdu activé + repères si demandé
  • Profil selon imprimeur (souvent PDF/X)
  • Images en qualité suffisante

PDF pour écran

  • Poids optimisé
  • RVB
  • Liens cliquables si besoin

SEA – Comprendre la publicité sur les moteurs de recherche

Ou comment payer Google intelligemment sans jeter l’argent par la fenêtre

Qu’est-ce que le SEA ?

Le SEA signifie Search Engine Advertising.

C’est l’ensemble des techniques publicitaires qui permettent d’apparaître dans les résultats sponsorisés des moteurs de recherche, principalement via Google Ads.

Contrairement au SEO, qui repose sur un travail de fond et du temps, le SEA fonctionne sur un principe simple et brutal :

👉 tu payes pour être visible immédiatement.


SEA vs SEO : la différence fondamentale

Le SEO vise à améliorer la visibilité d’un site sans payer chaque clic, en travaillant le contenu, la structure et la technique.

Le SEA, lui, repose sur un budget publicitaire et un système d’enchères.

Important à comprendre :

  • le SEA n’agit pas sur le code du site,
  • il ne remplace pas le SEO,
  • il ne garantit rien sans stratégie.

Le SEA est rapide.

Le SEO est durable.

Les deux sont complémentaires.


Comment fonctionne Google Ads ?

Google Ads repose sur un système d’enchères.

À chaque recherche, Google décide :

  • quelles annonces afficher,
  • dans quel ordre,
  • à quel coût.

Ce choix ne dépend pas uniquement de l’argent, mais aussi de la qualité.


Le CPC : payer au clic

Sur le réseau de recherche, la facturation se fait généralement au CPC, c’est-à-dire Coût Par Clic.

Tu ne payes pas quand ton annonce s’affiche, mais quand quelqu’un clique dessus.

C’est ce qui rend le SEA mesurable :

  • combien j’ai payé,
  • combien de clics j’ai obtenus,
  • ce que ces clics ont produit.

Le Quality Score : l’arbitre silencieux

Le Quality Score est une note donnée par Google.

Il évalue :

  • la pertinence de tes mots-clés,
  • la qualité de ton annonce,
  • la cohérence de ta page de destination.

Un bon Quality Score permet :

  • de payer moins cher,
  • d’être mieux positionné,
  • d’avoir de meilleures performances à budget égal.

👉 Google préfère une annonce utile à une annonce riche.


La structure d’une campagne Google Ads

Google Ads suit toujours la même logique hiérarchique :

Campagne

Groupes d’annonces

Annonces

Mots-clés

Chaque niveau a un rôle précis :

  • la campagne définit l’objectif et le budget,
  • le groupe d’annonces correspond à une intention,
  • l’annonce est le message,
  • le mot-clé déclenche l’affichage.

Si cette structure est mal pensée, la campagne est bancale dès le départ.


Le CTR : mesurer l’attractivité

Le CTR (Click Through Rate) correspond au taux de clics.

Il mesure le rapport entre :

  • le nombre d’impressions,
  • et le nombre de clics.

Un bon CTR signifie que :

  • ton annonce est vue,
  • et qu’elle donne envie de cliquer.

Un mauvais CTR indique souvent :

  • un mauvais message,
  • ou un décalage avec la recherche de l’utilisateur.

Le ciblage géographique

Le SEA permet de cibler :

  • un pays,
  • une région,
  • une ville,
  • voire un rayon précis.

C’est essentiel pour :

  • les services locaux,
  • les événements,
  • les consultations physiques.

Tu évites ainsi de payer pour des clics inutiles.


Les extensions d’annonce

Les extensions servent à enrichir une annonce avec :

  • des liens supplémentaires,
  • un numéro de téléphone,
  • une adresse,
  • des accroches.

Elles n’augmentent pas le coût, mais augmentent la visibilité et le taux de clics.

Ne pas les utiliser est une erreur classique.


Le budget quotidien

Google Ads fonctionne avec un budget journalier.

Quand ce budget est atteint, la diffusion s’arrête automatiquement jusqu’au lendemain.

Google ne double pas la facture.

Il ne panique pas.

Il s’arrête. Calmement.


Le réseau Display

Le réseau Display permet d’afficher :

  • des bannières,
  • des visuels,
  • parfois des vidéos, sur des millions de sites partenaires.

Il est utilisé pour :

  • la notoriété,
  • le retargeting,
  • le rappel de marque.

Ce n’est pas du référencement naturel, mais de la visibilité payante.


Les types de mots-clés

Un mot-clé à correspondance exacte déclenche l’annonce uniquement si la requête correspond précisément.

C’est le plus contrôlable, mais aussi le plus restrictif.

Il est souvent utilisé au début pour éviter les clics inutiles.


CPA et ROAS : mesurer la rentabilité

Le CPA correspond au Coût Par Acquisition.

Il indique combien coûte une action précise (inscription, contact, vente).

Le ROAS (Return On Ad Spend) permet de mesurer la rentabilité globale :

combien je gagne pour 1 € investi.

C’est la métrique reine en e-commerce, et une référence en SEA avancé.


Le test A/B : laisser le temps aux données

Tester une annonce prend du temps.

Un vrai test A/B nécessite au minimum 1 à 2 semaines, selon le trafic.

Tester sur une journée n’a aucun sens.

Google Ads fonctionne sur la durée, pas à l’instinct.


Pourquoi combiner SEO et SEA ?

Parce que :

  • le SEA apporte de la visibilité immédiate,
  • le SEO construit une présence durable.

Ensemble, ils permettent :

  • d’occuper plus d’espace dans les résultats,
  • de tester des mots-clés rapidement,
  • d’optimiser les contenus SEO grâce aux données SEA.

👉 Le SEA éclaire le SEO.

👉 Le SEO amortit le SEA.


Conclusion

Le SEA n’est ni magique, ni dangereux.

C’est un outil de précision, qui exige :

  • une stratégie claire,
  • une structure propre,
  • des objectifs mesurables.

Mal utilisé, il brûle un budget.

Bien utilisé, il accélère un projet.

Comment générer une illustration avec un prompt IA

Principe de base (à intégrer une bonne fois)

Un générateur d’images ne comprend pas ton sujet.

Il comprend ce que tu décris visuellement.

👉 Donc on ne “demande pas une idée”, on décrit une scène.


Erreur classique (à bannir)

“Crée une image sur la prosopagnosie”

Résultat :

  • visage coupé en deux,
  • cerveau lumineux,
  • esthétique médecine de science-fiction,
  • zéro subtilité,
  • inutilisable dans un article sérieux.

Objectif d’une illustration éditoriale

Pour un article (SEO + lisibilité), une bonne illustration doit :

  • illustrer une idée, pas un concept abstrait flou,
  • être lisible en petit (thumbnail, partage),
  • ne pas être sensationnaliste,
  • respecter la dignité du sujet (santé, handicap, vécu).

La méthode en 6 briques pour écrire un bon prompt visuel

Le rôle de l’image

Commence toujours par répondre à cette question :

À quoi sert cette image dans l’article ?

Exemples :

  • introduire le sujet
  • illustrer une difficulté du quotidien
  • créer une ambiance émotionnelle
  • expliquer sans schéma technique

👉 Une image = UNE idée, pas plus.


Le sujet visible (concret)

Décris ce qu’on voit, pas ce que ça “signifie”.

❌ “une personne qui souffre de prosopagnosie”

✅ “une personne debout dans un lieu public, entourée d’autres personnes, hésitant à reconnaître un visage”


Le contexte / décor

Toujours situer la scène.

Exemples :

  • rue animée
  • cour d’école
  • open space
  • fête de famille
  • café

👉 Le contexte donne le sens sans texte.


L’émotion (sobre)

Une émotion, une seule.

Exemples :

  • légère confusion
  • gêne sociale
  • concentration
  • distance
  • neutralité

❌ pas de “détresse extrême”, “angoisse intense”

On n’est pas sur une affiche de film.


Le style graphique

C’est là que tu évites le kitsch.

Pour un site comme prosopagnosie.fr, privilégier :

  • illustration réaliste douce
  • photographie stylisée
  • illustration éditoriale minimaliste
  • couleurs naturelles, contrastes modérés

Éviter :

  • cerveau lumineux
  • effets néon
  • yeux déformés
  • glitch agressif
  • imagerie médicale sensationnaliste

Les contraintes techniques

Indispensable pour un article web.

Toujours préciser :

  • format : 16:9
  • usage : image à la une / illustration éditoriale
  • pas de texte dans l’image
  • fond compatible avec une surcouche de titre si besoin

Structure type d’un bon prompt visuel

Voici la structure que tes étudiants peuvent réutiliser partout :

  1. Type d’image
  2. Sujet principal visible
  3. Contexte
  4. Émotion
  5. Style graphique
  6. Contraintes techniques
  7. Éléments à éviter (optionnel mais puissant)

Exemple de prompt réussi – prosopagnosie.fr

Image à la une – article “éviter le contact visuel”

  • Illustration éditoriale réaliste.
  • Une personne adulte est debout dans un espace public calme, regardant légèrement ailleurs tandis qu’une autre personne lui parle face à elle.
  • La scène se déroule dans un café lumineux, ambiance quotidienne.
  • L’émotion est une légère gêne sociale et de concentration, sans dramatisation.
  • Style photographie réaliste douce, couleurs naturelles, lumière diffuse, esthétique magazine.
  • Format 16:9, image horizontale, sans texte, composition lisible pour un article web.
  • Éviter toute imagerie médicale, cerveau visible, effets futuristes ou dramatiques.

👉 Ce prompt donne une image éditorialement propre, exploitable immédiatement.


Exemple pour un visuel interne (corps d’article)

  • Illustration minimaliste.
  • Deux silhouettes humaines vues de dos dans un environnement urbain, différenciées uniquement par leurs vêtements et leur posture.
  • L’objectif est de suggérer des stratégies de reconnaissance basées sur le contexte et non sur le visage.
  • Ton neutre, pédagogique, style illustration plate élégante, couleurs sobres.
  • Format paysage, sans texte, adapté à un article informatif.

Check-list avant de valider une image IA

Avant d’utiliser une image, pose-toi ces questions :

  • Est-ce que je peux comprendre l’idée sans légende ?
  • Est-ce que l’image respecte les personnes concernées ?
  • Est-ce qu’elle passerait dans un magazine sérieux ?
  • Est-ce qu’elle fonctionne en petit format ?
  • Est-ce qu’elle n’en dit pas trop (ou trop peu) ?

Si tu hésites → tu régénères.


Règle finale (à transmettre telle quelle)

Une bonne image IA n’explique pas tout.

Elle ouvre la porte au texte.

Si tu veux, je peux aussi te préparer :

  • un template de prompt visuel à trous pour les étudiants,
  • un exercice comparatif “mauvais prompt vs bon prompt”,
  • ou une grille d’évaluation pour noter la pertinence d’un visuel généré.

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