À quoi ça sert
- Mise en page professionnelle : magazines, livres, rapports, dossiers, brochures, flyers, affiches, catalogues.
- Gestion propre de la typographie (styles, césures, veuves/orphelines, justif…).
- Production print + export PDF (imprimeur / web / interactif).
À quoi ça ne sert pas
- Retoucher des photos (ça c’est Photoshop).
- Dessiner des logos/illustrations vectorielles (ça c’est Illustrator).
- Concevoir une UI interactive moderne (Adobe XD ou Figma).
Le concept central : Indesign = un “conteneur” qui organise tout
Indesign ne “contient” pas vraiment tes images et textes comme un Word. Il place et lie :
- Des blocs (frames) : bloc texte / bloc image
- Des liens vers des fichiers (images, parfois textes). Utilise un repertoire « src » avec tous les fichiers utilisés dans dans ton document
- Une structure : pages, gabarits, styles, grille
👉 Résultat : c’est puissant, mais si tu déplaces tes fichiers n’importe où, Indesign te punit.
Vocabulaire indispensable
- Document / Pages / Planches
- Fond perdu (bleed) : ce qui dépasse pour éviter les liserés blancs à la coupe
- Marges : zone de respiration
- Gabarits (Master pages) : éléments répétés (folios, grille, titres, repères…)
- Blocs (frames) : texte et images vivent dans des rectangles
- Chaînage de texte : un texte peut couler de bloc en bloc
- Styles : paragraphe / caractère / objet
- Nuancier : couleurs (CMJN / RVB / tons directs)
- Assemblage (Package) : dossier propre pour transmettre/imprimer
Tour guidé de l’interface (simple et utile)
Zones clés
- Barre de contrôle (en haut) : change selon l’outil sélectionné
- Barre d’outils (a droite)
- Panneau Pages : navigation + gabarits
- Panneau Liens : vérifie tes images (manquantes, modifiées, résolution)
- Panneau Caractère / Paragraphe : typo
- Panneau Styles : ton meilleur ami quand tu veux un rendu cohérent
- Propriétés : panneau “tout-en-un” pratique pour débuter
Outils à faire retenir
- Sélection (noire) / Sélection directe (blanche)
- Texte (T)
- Rectangle / ellipse (pour les blocs)
- Placer (Ctrl/Cmd + D) : l’action la plus utilisée du logiciel
Workflow propre
Étape A : créer le document correctement
- Format (A4, A5, carré…)
- Pages en vis-à-vis ou non
- Fond perdu (souvent 3 mm print)
- Marges (ex : 10–15 mm selon format)
Étape B : structure
- Grille de colonnes (2, 3, 4…)
- Gabarits : folios, repères, titres récurrents
- Styles de paragraphes (Titre 1, Titre 2, Corps, Légende…)
Étape C : contenu
- Placer images + texte
- Chaîner les blocs texte
- Ajuster cadrage d’image (sans déformer, pitié)
Étape D : contrôle
- Liens OK ? Résolution OK ?
- Préflight : aucune erreur
- Export PDF selon destination
Typo et mise en page
Les règles faciles à marteler
- 2 polices max (3 si tu assumes ton crime)
- Hiérarchie : Titre / intertitre / corps / légende
- Alignements cohérents (grille, colonnes)
- Interlignage respirant
- Attention à :
- veuves / orphelines
- césures absurdes
- justification qui crée des “rivières”
Styles (à imposer dès le début)
- Style de paragraphe = structure
- Style de caractère = exceptions (gras local, petite cap, couleur…)
- Bonus Master 1 : styles imbriqués, GREP (si tu veux frimer proprement)
Images : la vérité triste
- Indesign n’est pas un logiciel de retouche.
- Il gère le placement, le cadrage, la mise en page.
- Vérifier :
- Résolution (print souvent ~300 ppp)
- Mode colorimétrique (CMJN pour imprimeur, RVB pour écran)
- Liens à jour
Panneau Liens = tableau de bord. Si c’est rouge, c’est pas “un détail”.
Couleur : CMJN, RVB, tons directs (version claire)
- RVB = écran (web, PDF interactif)
- CMJN = impression (magazine, flyers)
- Pantone / ton direct = impression spécifique (souvent coûteuse)
- Nuancier : évite les “couleurs sauvages” créées au hasard sur un bloc.
Exporter
Utilise un répertoire export avec le nom de ton export et son n° de version.
PDF pour imprimeur
- PDF (Print)
- Fond perdu activé + repères si demandé
- Profil selon imprimeur (souvent PDF/X)
- Images en qualité suffisante
PDF pour écran
- Poids optimisé
- RVB
- Liens cliquables si besoin