SEA – Comprendre la publicité sur les moteurs de recherche

Ou comment payer Google intelligemment sans jeter l’argent par la fenêtre

Qu’est-ce que le SEA ?

Le SEA signifie Search Engine Advertising.

C’est l’ensemble des techniques publicitaires qui permettent d’apparaître dans les résultats sponsorisés des moteurs de recherche, principalement via Google Ads.

Contrairement au SEO, qui repose sur un travail de fond et du temps, le SEA fonctionne sur un principe simple et brutal :

👉 tu payes pour être visible immédiatement.


SEA vs SEO : la différence fondamentale

Le SEO vise à améliorer la visibilité d’un site sans payer chaque clic, en travaillant le contenu, la structure et la technique.

Le SEA, lui, repose sur un budget publicitaire et un système d’enchères.

Important à comprendre :

  • le SEA n’agit pas sur le code du site,
  • il ne remplace pas le SEO,
  • il ne garantit rien sans stratégie.

Le SEA est rapide.

Le SEO est durable.

Les deux sont complémentaires.


Comment fonctionne Google Ads ?

Google Ads repose sur un système d’enchères.

À chaque recherche, Google décide :

  • quelles annonces afficher,
  • dans quel ordre,
  • à quel coût.

Ce choix ne dépend pas uniquement de l’argent, mais aussi de la qualité.


Le CPC : payer au clic

Sur le réseau de recherche, la facturation se fait généralement au CPC, c’est-à-dire Coût Par Clic.

Tu ne payes pas quand ton annonce s’affiche, mais quand quelqu’un clique dessus.

C’est ce qui rend le SEA mesurable :

  • combien j’ai payé,
  • combien de clics j’ai obtenus,
  • ce que ces clics ont produit.

Le Quality Score : l’arbitre silencieux

Le Quality Score est une note donnée par Google.

Il évalue :

  • la pertinence de tes mots-clés,
  • la qualité de ton annonce,
  • la cohérence de ta page de destination.

Un bon Quality Score permet :

  • de payer moins cher,
  • d’être mieux positionné,
  • d’avoir de meilleures performances à budget égal.

👉 Google préfère une annonce utile à une annonce riche.


La structure d’une campagne Google Ads

Google Ads suit toujours la même logique hiérarchique :

Campagne

Groupes d’annonces

Annonces

Mots-clés

Chaque niveau a un rôle précis :

  • la campagne définit l’objectif et le budget,
  • le groupe d’annonces correspond à une intention,
  • l’annonce est le message,
  • le mot-clé déclenche l’affichage.

Si cette structure est mal pensée, la campagne est bancale dès le départ.


Le CTR : mesurer l’attractivité

Le CTR (Click Through Rate) correspond au taux de clics.

Il mesure le rapport entre :

  • le nombre d’impressions,
  • et le nombre de clics.

Un bon CTR signifie que :

  • ton annonce est vue,
  • et qu’elle donne envie de cliquer.

Un mauvais CTR indique souvent :

  • un mauvais message,
  • ou un décalage avec la recherche de l’utilisateur.

Le ciblage géographique

Le SEA permet de cibler :

  • un pays,
  • une région,
  • une ville,
  • voire un rayon précis.

C’est essentiel pour :

  • les services locaux,
  • les événements,
  • les consultations physiques.

Tu évites ainsi de payer pour des clics inutiles.


Les extensions d’annonce

Les extensions servent à enrichir une annonce avec :

  • des liens supplémentaires,
  • un numéro de téléphone,
  • une adresse,
  • des accroches.

Elles n’augmentent pas le coût, mais augmentent la visibilité et le taux de clics.

Ne pas les utiliser est une erreur classique.


Le budget quotidien

Google Ads fonctionne avec un budget journalier.

Quand ce budget est atteint, la diffusion s’arrête automatiquement jusqu’au lendemain.

Google ne double pas la facture.

Il ne panique pas.

Il s’arrête. Calmement.


Le réseau Display

Le réseau Display permet d’afficher :

  • des bannières,
  • des visuels,
  • parfois des vidéos, sur des millions de sites partenaires.

Il est utilisé pour :

  • la notoriété,
  • le retargeting,
  • le rappel de marque.

Ce n’est pas du référencement naturel, mais de la visibilité payante.


Les types de mots-clés

Un mot-clé à correspondance exacte déclenche l’annonce uniquement si la requête correspond précisément.

C’est le plus contrôlable, mais aussi le plus restrictif.

Il est souvent utilisé au début pour éviter les clics inutiles.


CPA et ROAS : mesurer la rentabilité

Le CPA correspond au Coût Par Acquisition.

Il indique combien coûte une action précise (inscription, contact, vente).

Le ROAS (Return On Ad Spend) permet de mesurer la rentabilité globale :

combien je gagne pour 1 € investi.

C’est la métrique reine en e-commerce, et une référence en SEA avancé.


Le test A/B : laisser le temps aux données

Tester une annonce prend du temps.

Un vrai test A/B nécessite au minimum 1 à 2 semaines, selon le trafic.

Tester sur une journée n’a aucun sens.

Google Ads fonctionne sur la durée, pas à l’instinct.


Pourquoi combiner SEO et SEA ?

Parce que :

  • le SEA apporte de la visibilité immédiate,
  • le SEO construit une présence durable.

Ensemble, ils permettent :

  • d’occuper plus d’espace dans les résultats,
  • de tester des mots-clés rapidement,
  • d’optimiser les contenus SEO grâce aux données SEA.

👉 Le SEA éclaire le SEO.

👉 Le SEO amortit le SEA.


Conclusion

Le SEA n’est ni magique, ni dangereux.

C’est un outil de précision, qui exige :

  • une stratégie claire,
  • une structure propre,
  • des objectifs mesurables.

Mal utilisé, il brûle un budget.

Bien utilisé, il accélère un projet.

Comment générer une illustration avec un prompt IA

Principe de base (à intégrer une bonne fois)

Un générateur d’images ne comprend pas ton sujet.

Il comprend ce que tu décris visuellement.

👉 Donc on ne “demande pas une idée”, on décrit une scène.


Erreur classique (à bannir)

“Crée une image sur la prosopagnosie”

Résultat :

  • visage coupé en deux,
  • cerveau lumineux,
  • esthétique médecine de science-fiction,
  • zéro subtilité,
  • inutilisable dans un article sérieux.

Objectif d’une illustration éditoriale

Pour un article (SEO + lisibilité), une bonne illustration doit :

  • illustrer une idée, pas un concept abstrait flou,
  • être lisible en petit (thumbnail, partage),
  • ne pas être sensationnaliste,
  • respecter la dignité du sujet (santé, handicap, vécu).

La méthode en 6 briques pour écrire un bon prompt visuel

Le rôle de l’image

Commence toujours par répondre à cette question :

À quoi sert cette image dans l’article ?

Exemples :

  • introduire le sujet
  • illustrer une difficulté du quotidien
  • créer une ambiance émotionnelle
  • expliquer sans schéma technique

👉 Une image = UNE idée, pas plus.


Le sujet visible (concret)

Décris ce qu’on voit, pas ce que ça “signifie”.

❌ “une personne qui souffre de prosopagnosie”

✅ “une personne debout dans un lieu public, entourée d’autres personnes, hésitant à reconnaître un visage”


Le contexte / décor

Toujours situer la scène.

Exemples :

  • rue animée
  • cour d’école
  • open space
  • fête de famille
  • café

👉 Le contexte donne le sens sans texte.


L’émotion (sobre)

Une émotion, une seule.

Exemples :

  • légère confusion
  • gêne sociale
  • concentration
  • distance
  • neutralité

❌ pas de “détresse extrême”, “angoisse intense”

On n’est pas sur une affiche de film.


Le style graphique

C’est là que tu évites le kitsch.

Pour un site comme prosopagnosie.fr, privilégier :

  • illustration réaliste douce
  • photographie stylisée
  • illustration éditoriale minimaliste
  • couleurs naturelles, contrastes modérés

Éviter :

  • cerveau lumineux
  • effets néon
  • yeux déformés
  • glitch agressif
  • imagerie médicale sensationnaliste

Les contraintes techniques

Indispensable pour un article web.

Toujours préciser :

  • format : 16:9
  • usage : image à la une / illustration éditoriale
  • pas de texte dans l’image
  • fond compatible avec une surcouche de titre si besoin

Structure type d’un bon prompt visuel

Voici la structure que tes étudiants peuvent réutiliser partout :

  1. Type d’image
  2. Sujet principal visible
  3. Contexte
  4. Émotion
  5. Style graphique
  6. Contraintes techniques
  7. Éléments à éviter (optionnel mais puissant)

Exemple de prompt réussi – prosopagnosie.fr

Image à la une – article “éviter le contact visuel”

  • Illustration éditoriale réaliste.
  • Une personne adulte est debout dans un espace public calme, regardant légèrement ailleurs tandis qu’une autre personne lui parle face à elle.
  • La scène se déroule dans un café lumineux, ambiance quotidienne.
  • L’émotion est une légère gêne sociale et de concentration, sans dramatisation.
  • Style photographie réaliste douce, couleurs naturelles, lumière diffuse, esthétique magazine.
  • Format 16:9, image horizontale, sans texte, composition lisible pour un article web.
  • Éviter toute imagerie médicale, cerveau visible, effets futuristes ou dramatiques.

👉 Ce prompt donne une image éditorialement propre, exploitable immédiatement.


Exemple pour un visuel interne (corps d’article)

  • Illustration minimaliste.
  • Deux silhouettes humaines vues de dos dans un environnement urbain, différenciées uniquement par leurs vêtements et leur posture.
  • L’objectif est de suggérer des stratégies de reconnaissance basées sur le contexte et non sur le visage.
  • Ton neutre, pédagogique, style illustration plate élégante, couleurs sobres.
  • Format paysage, sans texte, adapté à un article informatif.

Check-list avant de valider une image IA

Avant d’utiliser une image, pose-toi ces questions :

  • Est-ce que je peux comprendre l’idée sans légende ?
  • Est-ce que l’image respecte les personnes concernées ?
  • Est-ce qu’elle passerait dans un magazine sérieux ?
  • Est-ce qu’elle fonctionne en petit format ?
  • Est-ce qu’elle n’en dit pas trop (ou trop peu) ?

Si tu hésites → tu régénères.


Règle finale (à transmettre telle quelle)

Une bonne image IA n’explique pas tout.

Elle ouvre la porte au texte.

Si tu veux, je peux aussi te préparer :

  • un template de prompt visuel à trous pour les étudiants,
  • un exercice comparatif “mauvais prompt vs bon prompt”,
  • ou une grille d’évaluation pour noter la pertinence d’un visuel généré.

Comment générer un bon prompt ChatGPT pour écrire un article

Objectif de la leçon

Apprendre à utiliser ChatGPT comme un assistant éditorial, pas comme un stagiaire livré à lui-même.

Un bon prompt permet :

  • de gagner du temps,
  • de garder le contrôle du fond,
  • d’éviter les textes creux, génériques ou faux,
  • et surtout de produire un article aligné avec une intention SEO et éditoriale.

1. Principe fondamental (à graver dans le cerveau)

👉 ChatGPT n’écrit jamais “bien” tout seul.

Il écrit exactement à la hauteur de la précision de ton prompt.

Un prompt flou =

  • texte générique,
  • banalités,
  • répétitions,
  • approximations.

Un prompt précis =

  • structure claire,
  • ton maîtrisé,
  • contenu ciblé,
  • texte réécrivable, publiable.

2. Les 5 briques d’un bon prompt

Un prompt efficace contient toujours ces 5 éléments.

Le rôle

Qui est ChatGPT censé être ?

Exemples :

  • journaliste scientifique
  • rédacteur santé grand public
  • vulgarisateur neurosciences
  • journaliste type Libération
  • rédactrice lifestyle type Marie Claire

👉 Sans rôle, ChatGPT écrit “neutre”, donc fade.


Le contexte

Sur quoi et pour qui écrit-on ?

Exemple (prosopagnosie.fr) :

  • site d’information et de sensibilisation
  • public: personnes concernées, proches, enseignants
  • sujet sensible, pas de promesse médicale

👉 Le contexte empêche les conneries.


L’objectif de l’article

Pourquoi cet article existe ?

Exemples :

  • informer clairement
  • rassurer
  • expliquer un test
  • aider à se reconnaître
  • orienter vers des ressources fiables

👉 Sans objectif, ChatGPT brode.


Les contraintes éditoriales et SEO

C’est là que tu reprends le pouvoir.

Exemples :

  • longueur (ex: 1 200 mots)
  • structure (H1, H2, FAQ)
  • mots-clés obligatoires
  • ton (scientifique / journalistique / grand public)
  • interdits (pas de diagnostic, pas de promesse)

👉 ChatGPT adore les règles. Donne-lui-en.


Le format attendu

Que veux-tu exactement en sortie ?

Exemples :

  • plan détaillé
  • brouillon d’article
  • version courte
  • intro uniquement
  • FAQ
  • tableau comparatif

👉 Sinon il décide pour toi. Mauvaise idée.


3. Exemple de MAUVAIS prompt

À ne plus jamais voir dans ta vie :

“Écris un article sur la prosopagnosie.”

Résultat :

  • définition Wikipédia-like,
  • phrases creuses,
  • aucune intention,
  • inutilisable sans réécriture complète.

4. Exemple de BON prompt (prosopagnosie.fr)

Prompt niveau “étudiant sérieux”

Tu es un journaliste scientifique spécialisé en psychologie cognitive.

Tu écris pour le site prosopagnosie.fr, un site de sensibilisation destiné au grand public, aux personnes concernées et à leurs proches.

L’objectif de l’article est d’expliquer pourquoi certaines personnes évitent le contact visuel lorsqu’elles sont prosopagnosiques, sans jamais poser de diagnostic médical.

Le ton doit être pédagogique, clair et rassurant, proche du magazine Psychologie & Cerveau.

Contraintes SEO :

– mot-clé principal : “prosopagnosie contact visuel”

– mots-clés secondaires : “reconnaître les visages”, “stratégies de compensation”, “anxiété sociale”

– structure attendue :

  • H1
  • 4 H2
  • 1 FAQ de 3 questions

Longueur : environ 1 200 mots.

Ne fais aucune promesse médicale, précise les limites scientifiques lorsque nécessaire.

Commence par proposer un plan détaillé, pas encore l’article.

👉 Là, ChatGPT bosse correctement.


5. Variante selon le ton éditorial

Ton journalistique (Libération)

Ajoute dans le prompt :

“Ton journalistique, narratif, avec une accroche forte et des exemples concrets. Style proche de Libération.”

Ton grand public (Marie Claire)

Ajoute :

“Ton accessible, empathique, orienté vécu et quotidien, style magazine Marie Claire.”

Ton scientifique

Ajoute :

“Ton rigoureux mais vulgarisé, avec références aux recherches sans jargon excessif.”


6. Méthode en 3 temps (recommandée)

Étape 1 – Demander un plan

Toujours.

Tu corriges la structure avant le texte.

Étape 2 – Demander l’article

Avec le plan validé.

Étape 3 – Améliorer

Exemples de prompts de retouche :

  • “Simplifie l’introduction pour un public non expert”
  • “Ajoute une FAQ basée sur les questions fréquentes Google”
  • “Rends le ton plus humain”
  • “Ajoute des exemples concrets du quotidien”

👉 ChatGPT est très bon en réécriture ciblée.


7. Ce que ChatGPT NE DOIT PAS faire

À préciser dans le prompt :

  • ❌ poser un diagnostic
  • ❌ inventer des chiffres
  • ❌ affirmer sans nuance
  • ❌ utiliser un ton alarmiste
  • ❌ remplacer une source scientifique

Sinon il le fera. Sans état d’âme.


8. Règle finale à transmettre aux étudiants

ChatGPT n’est pas un auteur.

C’est un moteur de formulation.

L’auteur, c’est toi.

Si le prompt est bon, le texte est bon.

Si le prompt est mauvais, le texte est à jeter.


La SERP : Search Engine Results Page

En français: la page de résultats d’un moteur de recherche.

Bref, ce que tu vois après avoir tapé une requête dans Google. Pas plus mystique que ça. Mais beaucoup plus stratégique que ça en a l’air.


Concrètement

Tu tapes:

test prosopagnosie

La page qui s’affiche, avec :

  • des liens,
  • des encadrés,
  • parfois des images,
  • parfois des vidéos,
  • parfois une réponse toute faite,

👉 c’est la SERP.

Et non, ce n’est pas “une liste de sites”. C’est une mise en scène.


De quoi est composée une SERP aujourd’hui

Google ne montre plus “10 liens bleus” comme en 2005. La SERP est un patchwork de blocs, appelés des features.

Selon la requête, tu peux y trouver :

1. Résultats organiques (SEO)

  • Les liens “classiques”
  • Titre + URL + meta description
  • C’est là que ton travail SEO se joue

2. Résultats sponsorisés (SEA)

  • Annonces Google Ads
  • Souvent tout en haut (et parfois en bas)
  • Marqués “Sponsorisé”

3. Featured Snippet (position 0)

  • Un encadré avec une réponse directe
  • Définition, liste, paragraphe
  • Objectif: répondre sans que l’utilisateur clique Oui, Google adore garder les gens chez lui.

4. People Also Ask (PAA)

  • “Autres questions posées”
  • Très utile pour comprendre l’intention
  • Mine d’or pour écrire des FAQ intelligentes

5. Images / Vidéos

  • Carrousels d’images
  • Vidéos YouTube intégrées
  • Très fréquent sur des sujets pédagogiques ou santé

6. Knowledge Panel

  • Encadré à droite (desktop)
  • Définitions, données structurées, entités
  • Souvent pour des concepts médicaux ou scientifiques

Pourquoi la SERP est centrale en SEO

Parce que ton vrai concurrent n’est pas “un autre site”.

Ton vrai concurrent, c’est la SERP elle-même.

Pour une requête comme prosopagnosie :

  • Wikipédia
  • sites universitaires
  • articles de presse
  • featured snippet
  • PAA
  • parfois aucune place visible “simple”

👉 Donc la vraie question n’est pas

“Comment être premier ?”

Mais

Quel type de contenu Google veut afficher pour cette requête ?


La SERP révèle l’intention

En regardant une SERP, tu comprends immédiatement :

  • si la requête est informationnelle
  • commerciale
  • navigationnelle
  • ou mixte

Exemples :

  • “prosopagnosie définition” → snippets + encyclopédies
  • “test prosopagnosie” → articles + outils + FAQ
  • “clinique neurologie Paris” → cartes + établissements

👉 La SERP te dit quoi écrire, comment l’écrire, et sous quelle forme.


En résumé

  • La SERP, c’est la page de résultats de Google
  • Elle est différente pour chaque requête
  • Elle est composée de blocs, pas seulement de liens
  • Elle reflète l’intention réelle des utilisateurs
  • En SEO, on optimise une page pour une SERP, pas “pour Google en général”

Comment utiliser la Google Search Console

(Le guide pratique du référencement pour les curieux et les perfectionnistes)


Objectif de la leçon

Dans cette leçon, nous allons apprendre à utiliser la Google Search Console, un outil gratuit, officiel et indispensable pour toute personne qui veut suivre la visibilité de son site sur Google.

C’est à la fois un tableau de bord d’analyse, un centre d’alerte, et un moyen de communication direct avec Google.

Nous allons voir :

  1. Comment vérifier la propriété d’un site,
  2. Comment naviguer dans les principales sections,
  3. Comment analyser les performances et corriger les erreurs.

1. Découverte et vérification de la propriété

Pourquoi c’est privé ?

La Search Console est un outil personnalisé et confidentiel.

Avant d’y accéder, Google doit s’assurer que vous êtes bien le propriétaire du site.

Les deux types de propriétés :

  1. Domaine complet (ex : prosopagnosie.fr) → Permet de voir toutes les données liées à tous les sous-domaines et versions du site (http, https, www, etc.).
  2. Préfixe d’URL (ex : https://prosopagnosie.fr/test-prosopagnosie) → Limité à une seule section précise du site.

Méthodes de vérification

  • Par DNS (la plus fiable) : Ajout d’un enregistrement TXT dans le domaine via votre hébergeur (OVH, Ionos…).
  • Par code HTML : Insertion d’un petit script dans la page d’accueil.
  • Par Google Analytics ou Google Tag Manager : Rapide, si ces outils sont déjà installés.

👉 Une fois vérifié, vous pouvez voir toutes les données de performance, les erreurs, et l’état d’indexation du site.


2. Paramètres utilisateur et notifications

En haut à droite, cliquez sur “Paramètres utilisateur”.

Vous y trouverez :

  • Les préférences de notifications (par e-mail, sur les domaines que vous suivez).
  • La visibilité du propriétaire : Google peut afficher publiquement votre nom de domaine comme “vérifié par”.

👉 Activez les notifications : elles vous préviennent si Google détecte un problème (baisse de trafic, indexation, sécurité…).


3. Paramètres du site

Dans le menu de gauche, en bas, cliquez sur “Paramètres”.

C’est ici que vous pouvez :

  • Ajouter ou retirer un propriétaire,
  • Donner accès à d’autres utilisateurs (collaborateurs, prestataires SEO),
  • Contrôler la fréquence de crawl (combien de fois Googlebot visite le site),
  • Effectuer un changement de domaine (par exemple lors d’un rebranding).

⚠️ Ces réglages sont sensibles : ils influencent directement la manière dont Google interagit avec votre site.

Ne les modifiez pas sans savoir ce que vous faites.


4. La zone la plus utilisée : “Performance”

La section “Performances” est le cœur de la Search Console.

Elle montre :

  • Les clics (combien d’internautes ont visité votre site depuis Google),
  • Les impressions (combien de fois votre site est apparu dans les résultats),
  • Le CTR (taux de clics sur impressions),
  • La position moyenne (classement moyen de vos pages sur un mot-clé).

Vous pouvez filtrer :

  • Par période (7 jours, 28 jours, 3 mois, 12 mois),
  • Par type de recherche : Web, Images, Vidéos, Actualités,
  • Par pays ou appareil (ordinateur, mobile).

Exemple concret (prosopagnosie.fr) :

Si vous filtrez par mot-clé, vous verrez :

  • “prosopagnosie” (mot-clé principal, fort volume, forte concurrence),
  • “test prosopagnosie” (mot-clé secondaire à fort CTR),
  • “je reconnais pas les visages” (expression naturelle, très ciblée).

Ces données vous aident à savoir sur quels mots votre site est réellement trouvé — pas seulement ceux que vous espériez viser.


5. L’Index : la santé de votre site sur Google

La section “Index” est votre scanner médical SEO.

Elle montre quelles pages de votre site sont :

  • Indexées (présentes dans Google),
  • Exclues (ignorées pour des raisons techniques),
  • Bloquées (erreurs, redirections, robots.txt).

Problèmes typiques :

  • Erreur 404 : page introuvable → lien brisé à corriger.
  • Page redirigée : vérifiez si la redirection est cohérente.
  • Page en double : contenu trop similaire, fusion à envisager.

Astuce : Contrôle d’URL

En haut de la Search Console, entrez une URL du site (ex : https://prosopagnosie.fr/test-prosopagnosie).

Vous saurez immédiatement :

  • Si elle est indexée,
  • Quand Google l’a visitée pour la dernière fois,
  • Si des erreurs bloquent sa visibilité.

6. Autres rubriques utiles

Améliorations

Google vous y indique :

  • Si votre site est mobile-friendly,
  • Si les données structurées (schema.org) sont bien intégrées,
  • Si les liens internes sont optimisés.

Actions manuelles

Zone à surveiller !

Si Google détecte du spam, des liens artificiels ou des manipulations, il vous pénalise ici.

Discover et Google News

Si vos articles apparaissent sur Discover (flux mobile) ou Google News, ces zones montrent :

  • Les impressions et clics sur ces plateformes,
  • Les performances par sujet ou format.

7. Exemple pratique sur Prosopagnosie.fr

Imaginons que vous observiez une baisse de trafic sur la page “/test-prosopagnosie”.

En consultant la Search Console :

  • Dans Performance → vous constatez une baisse d’impressions sur le mot “test prosopagnosie”.
  • Dans Index → vous remarquez une alerte “page mise à jour récemment, en attente de validation”.
  • Dans Améliorations → un avertissement “balise meta description manquante”.

🧩 En trois clics, vous savez :

  1. Où le problème se situe,
  2. Pourquoi Google a modifié votre classement,
  3. Comment y remédier (corriger le contenu et redemander l’indexation).

8. Résumé des zones clés

SectionObjectif principalExemple d’usage
PerformanceSuivre les clics, impressions, positionsIdentifier les mots-clés forts
IndexationVérifier quelles pages sont sur GoogleCorriger les erreurs 404
AméliorationsVérifier l’expérience utilisateurAjuster le mobile-friendly
Discover / NewsMesurer la visibilité hors recherche classiqueSuivre les pics de trafic
ParamètresGérer les droits et la propriétéAjouter un collaborateur SEO

Conclusion

La Google Search Console est bien plus qu’un simple tableau de bord.

C’est une boîte noire transparente : elle vous montre comment Google perçoit votre site et comment vos visiteurs le découvrent.

En résumé :

  • Vérifiez votre propriété,
  • Surveillez vos performances,
  • Analysez vos indexations,
  • Corrigez vos erreurs,
  • Et faites de la Search Console votre réflexe hebdomadaire.

Un bon SEO ne se mesure pas à ce qu’on croit savoir,

mais à ce que la Search Console confirme chaque jour.


Construire une page optimisée – Étude de cas Prosopagnosie.fr

(De la clé à l’intention, puis à la conception concrète de la page)


1. Définir l’objectif de la page

La première question à se poser avant toute optimisation est simple :

Quel est l’objectif précis de la page que je crée ?

Sur un site comme prosopagnosie.fr, chaque page doit avoir un but clair et mesurable :

  • Informer (expliquer ce qu’est la prosopagnosie)
  • Orienter (guider les personnes vers des ressources ou des tests)
  • Impliquer (encourager à témoigner, adhérer, ou contacter l’association)

Par exemple :

L’objectif d’une page intitulée “Test de prosopagnosie” serait d’aider l’internaute à comprendre ce qu’est un test fiable, où le trouver et comment interpréter les résultats.

Cet objectif guidera la structure, le ton et les outils à intégrer dans la page.


2. Identifier l’intention de recherche

Comme dans l’exemple de l’“Hôtel Brise-Marine”, l’intention derrière le mot-clé détermine le contenu.

Pour prosopagnosie.fr, une recherche comme “test prosopagnosie” comporte deux intentions principales :

  • Informatif : la personne veut comprendre le concept du test.
  • Action : elle veut faire un test ou accéder à un lien officiel.

Ces intentions se traduisent concrètement :

  • Par du contenu explicatif clair en haut de page,
  • Et un formulaire ou un lien vers le test plus bas.

3. Suivre les résultats et mesurer le succès

Une page optimisée ne se limite pas à être “belle” ou “riche en contenu”.

Elle doit atteindre son but mesurable : le contact, le clic, la lecture complète.

Sur prosopagnosie.fr, cela pourrait être :

  • Le nombre de tests effectués via les liens officiels,
  • Les formulaires de contact remplis,
  • Ou les visites issues de Google plutôt que des réseaux sociaux.

Grâce à Google Analytics ou Search Console, on peut segmenter les données :

Combien de visiteurs viennent de la recherche “test prosopagnosie” ?

Combien cliquent sur les liens vers le site de Harvard ou UCL ?

Cette analyse permet de comprendre quels contenus convertissent vraiment et où concentrer les efforts.


4. Déterminer le contenu pertinent

Chaque mot-clé correspond à un besoin précis de l’utilisateur.

Pour la clé “test prosopagnosie”, les besoins identifiés sont :

  • Comprendre ce qu’est le test,
  • Savoir où le passer,
  • Être rassuré sur sa fiabilité,
  • Et parfois, savoir quoi faire ensuite.

👉 Donc, les éléments indispensables sur cette page seront :

  • Une définition claire, vulgarisée mais sourcée,
  • Un lien vers les tests officiels (ex : TroubleWithFaces.org, UCL Face Test),
  • Un encadré d’avertissement : “Ce test n’a pas de valeur diagnostique médicale”,
  • Un formulaire de contact ou un bouton “Partager mon témoignage”.

5. Choisir le titre et l’URL

Le titre et l’URL sont essentiels pour la compréhension et le référencement.

Exemple concret :

  • Nom du site : prosopagnosie.fr
  • Page : /test-prosopagnosie

👉 Titre optimisé :

Test de prosopagnosie – Comment savoir si vous avez du mal à reconnaître les visages ?

Le titre place le mot-clé (“test prosopagnosie”) au tout début, car Google accorde plus de poids aux premiers mots.

La marque (“prosopagnosie.fr”) reste à droite, pour la reconnaissance.


6. Structurer la page : forme et fond

Voici à quoi pourrait ressembler la structure d’une page optimisée sur prosopagnosie.fr :

Haut de page

  • Photo sobre et humaine : un visage flou ou une silhouette (impact émotionnel)
  • Titre clair : Test de prosopagnosie : faites le point en quelques minutes
  • Introduction : courte explication du but du test

Contenu principal

  • Bloc 1 : Comprendre “La prosopagnosie est un trouble neurologique… voici pourquoi les tests existent.”
  • Bloc 2 : Faire le test Liens directs vers les tests UCL / Harvard, avec résumé de la durée et de la fiabilité.
  • Bloc 3 : Interpréter les résultats Conseils et explication : “Ne tirez pas de conclusion hâtive.”
  • Bloc 4 : Aller plus loin Liens vers pages associées : témoignages, ressources, conférences.

Bas de page

  • Formulaire simple : “J’aimerais partager mon expérience”
  • Mentions de contact et remerciements
  • Pied de page : liens vers “Qui sommes-nous”, “Glossaire”, “Tests officiels”

7. Inspiration visuelle et émotionnelle

De la même manière que la page de l’Hôtel Brise-Marine mettait en avant ses photos de plage, ta page doit jouer sur l’émotion humaine :

  • Montrer des visages flous, symboles du trouble.
  • Utiliser des citations de personnes concernées (“Je reconnais les gens à leur voix”).
  • Présenter les chiffres-clés (“1 personne sur 50 aurait des difficultés à reconnaître les visages”).

Ces éléments visuels rendent la page vivante, humaine et cohérente avec sa mission.


8. Exemple d’impact mesurable

Imaginons que ton formulaire de témoignage recueille 100 réponses :

  • 60 viennent de Google,
  • 30 des réseaux sociaux,
  • 10 de liens directs.

Cette donnée te montre que ton référencement naturel fonctionne bien.

Tu pourras alors investir plus dans l’écriture d’articles et moins dans la promotion payante.


9. Conclusion

Cette leçon montre comment transformer une simple idée de mot-clé en une page concrète et optimisée.

Sur prosopagnosie.fr, cela revient à :

  • Définir un objectif clair (informer, guider, impliquer),
  • Identifier l’intention (informatif, émotionnel, ou action),
  • Structurer la page pour que Google et les visiteurs trouvent rapidement ce qu’ils cherchent,
  • Et mesurer les résultats pour améliorer en continu.

Une page bien pensée ne parle pas seulement à Google.

Elle parle d’abord à l’humain, avec clarté, empathie et sens.

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