Tuto Photoshop: effet “réplicant” (cercle rouge + néon)

Objectif

Ajouter sur une photo un cercle rouge lumineux (type interface/scanner) avec une lueur externe, un rendu un peu tamisé, puis un mode de fusion qui donne l’impression que ça émet de la lumière.


1) Préparer la photo

  1. Ouvre ta photo dans Photoshop.
  2. (Optionnel mais recommandé) Duplique le calque photo: Ctrl/Cmd + J. Comme ça, tu peux massacrer sans regrets.

2) Dessiner le cercle rouge (propre)

  1. Prends l’outil Ellipse (U).
  2. En haut, choisis:
    • Mode: Forme (Shape)
    • Remplissage: Aucun (ou transparent)
    • Contour: Rouge (2 à 6 px selon la taille de la photo)
  3. Maintiens Shift en dessinant pour faire un cercle parfait.
  4. Place-le sur l’œil (ou sur la zone “scan”).

✅ Avantage du mode Forme: c’est vectoriel, donc net, redimensionnable.


3) Ajouter la Lueur externe (le néon)

  1. Double-clique sur le calque du cercle pour ouvrir Styles de calque.
  2. Active Lueur externe.
  3. Paramètres conseillés (base solide):
    • Couleur: rouge (ou rouge légèrement orangé)
    • Mode de fusion: Densité couleur + ou Superposition (selon rendu)
    • Opacité: 40–80%
    • Diffusion: faible (0–15%)
    • Taille: 10–40 px (à ajuster selon la résolution)

But: obtenir un halo crédible, pas une tache radioactive.


4) Ajouter un rendu “tamisé” (soft glow)

Tu as deux options, selon ce que tu veux dire par “effet tamisée”:

Option A (simple): Flou gaussien sur une copie

  1. Duplique le calque du cercle: Ctrl/Cmd + J
  2. Sur la copie:
    • Clique droit > Convertir en objet dynamique (pratique)
    • Filtre > Flou > Flou gaussien (2 à 8 px)
  3. Tu obtiens un halo plus doux, plus “diffus”.

Option B (plus “lumière”): Lueur interne + léger flou

Dans Styles de calque, ajoute aussi:

  • Lueur interne (rouge clair), taille petite, opacité légère Ça densifie l’effet “tube néon”.

5) Passer le calque en “Lueur tamisée” + opacité 50%

Tu voulais exactement ça, donc on exécute:

  1. Sélectionne le calque du cercle (ou mieux: le groupe de cercles si tu as doublé).
  2. Change le mode de fusion en haut du panneau Calques:
    • Lueur tamisée (Soft Light)
  3. Mets l’opacité à 50%.

⚠️ Note: Lueur tamisée est parfois subtil.

Si tu veux un rendu plus “néon qui tape”, teste aussi:

  • Densité linéaire (Ajout) ou Écran (plus lumineux)
  • Incrustation (plus contrasté)

Mais si le brief impose Lueur tamisée 50%, tu restes là-dessus.


6) Bonus “réplicant” (si tu veux que ça fasse vraiment scanner)

  • Ajoute un petit trait horizontal qui coupe le cercle (outil Ligne).
  • Ajoute du texte minuscule style HUD (“ID: GRIDOU // VERIFYING…”).
  • Ajoute un léger grain (Filtre > Bruit > Ajout de bruit, très léger).
  • Ajoute une dominante cyan/vert sur l’image (Réglage Balance des couleurs) pour l’ambiance Blade Runner.

Résultat attendu (check rapide)

  • Cercle net (shape) + halo rouge
  • Un léger flou/soft glow pour adoucir
  • Mode de fusion Lueur tamisée + opacité 50%
  • L’effet semble “collé” à la lumière de la scène, pas posé comme un sticker

Voilà. Tu peux répéter ça sur plusieurs points (yeux, puce, code-barres) et tu obtiens un vrai look “réplicant scanné”.

Faire une affiche dans InDesign (méthode pro, sans improviser au hasard)

Faire une affiche, ce n’est pas “poser une image et écrire un titre dessus”. C’est une chaîne de production graphique: recherche → direction artistique → mise en page → contrôle → livraison. InDesign est l’outil de mise en page au milieu, pas la baguette magique.

Voici un guide pratique, avec le vocabulaire de graphiste, pour produire une affiche propre.


1) Benchmark: analyser avant de créer

Le benchmark, c’est regarder ce qui existe pour comprendre les codes et éviter de réinventer une roue déjà carrée.

Objectif

  • Identifier les codes visuels (genre, époque, cible)
  • Repérer les grilles, hiérarchies, placements typiques
  • Comprendre ce qui marche: contraste, focal point, rythme, lisibilité

À faire

  • Collecte 10–20 affiches pertinentes (même univers, même format, même usage).
  • Note 3 choses par affiche:
    • composition (centrée, asymétrique, diagonales, zones)
    • typo (familles, graisse, capitales, tracking)
    • couleurs/ambiance (palette, contraste, texture)

Livrable

  • 1 page de synthèse: “Ce que je garde / ce que j’évite”.

2) Planche tendance: construire ta direction artistique

La planche tendance (moodboard) sert à verrouiller la DA avant la prod.

Objectif

  • Fixer le ton visuel: futuriste, minimal, brutaliste, luxe, punk…
  • Définir une palette (5 couleurs max)
  • Définir une ambiance typographique (ex: grotesk + serif)

Contenu conseillé

  • Références de compositions
  • Références matière/texture (grain, scan, néon, papier, chrome)
  • Références typographiques
  • 1 palette couleur + 1 set de typos pressenties

3) Croquis: 3 pistes de création sur papier

Avant d’ouvrir InDesign: papier, crayon, 10 minutes. Ça évite 2 heures de “je bouge tout au pixel et je ne sais pas pourquoi”.

Objectif

Explorer des solutions de composition et choisir la meilleure.

Consigne

Dessine 3 vignettes (thumbnail sketches), très rapides:

  • Piste A: composition centrée / iconique
  • Piste B: asymétrique / dynamique
  • Piste C: typographique (type-driven) ou image très dominante

À valider

  • Où est le focal point (point d’accroche)
  • Comment se lit la hiérarchie (titre, accroche, infos)
  • Où respirent les marges (blancs utiles)

4) Récupérer les éléments + vérifier la qualité (avant de maquetter)

Avant la mise en page, on prépare les assets. Sinon tu maquettent avec des fichiers médiocres, puis tu refais tout.

Checklist assets

  • Images: résolution suffisante, pas floues, pas pixelisées
  • Logo: idéalement en vectoriel (AI, EPS, PDF, SVG selon usage)
  • Texte: version validée (orthographe, crédits, date, mentions)
  • Typographies: installées/activées + licence OK

Contrôles rapides

  • Pour le print: images en qualité adaptée (souvent ~300 ppp à la taille d’impression)
  • Pas de JPEG compressé 12 fois (artefacts)
  • Logo: pas en screenshot (crime graphique)

5) Préparer les éléments (logo, typo, images) comme un pro

Images

  • Retouches (si besoin) dans Photoshop: exposition, contraste, nettoyage
  • Recadrage pensé pour l’affiche (pas “je verrai dans InDesign”)
  • Export en PSD/TIF/JPG propre (selon besoin)

Typographies

  • Choisir 2 polices max (3 si justification claire)
  • Définir une hiérarchie: Titres / intertitres / infos / crédits
  • Prévoir les graisses (Regular, Medium, Bold…)

Logo

  • Vectoriel si possible
  • Variantes: clair/sombre, mono si nécessaire

6) Préparer son document InDesign (setup propre)

C’est là que tu gagnes du temps et que tu évites les “ah mince l’imprimeur”.

À régler dès le départ

  • Format (A3/A2/A1…)
  • Fond perdu (souvent 3 mm)
  • Marges (zone de sécurité: 10 mm min)
  • Grille (colonnes + gouttières) pour aligner proprement
  • Nuancier couleurs (CMJN si print)

À créer tout de suite

  • Styles de paragraphe: Titre, Accroche, Infos, Crédits
  • Styles d’objet: blocs image, blocs texte (si besoin)

7) Réaliser le projet (production)

a) Construire la structure

  • Place d’abord les “gros volumes”: image principale + zone titre
  • Installe la hiérarchie: le titre doit se lire à distance
  • Vérifie les alignements (grille, axes, marges)

b) Typographie (micro-typo)

  • Ajuste:
    • corps (taille)
    • interlignage
    • chasse / tracking
    • approche / kerning si nécessaire
  • Attention aux césures, veuves/orphelines (selon contenu)

c) Composition (lecture et rythme)

  • Ton affiche doit avoir:
    • un point focal
    • un parcours de lecture
    • des zones de respiration
  • Utilise le contraste: taille, graisse, couleur, densité, vide/plein

d) Contrôle technique en cours de route

  • Panneau Liens: rien de manquant, rien en basse résolution
  • Préflight: erreurs repérées avant l’export

8) Exporter (et ne pas livrer un truc “presque bon”)

Export PDF web (léger)

  • Pour validation / mail / écran
  • Compression OK, poids réduit

Export PDF print (imprimeur)

  • Fond perdu inclus
  • Traits de coupe si demandé
  • Profil/norme selon imprimeur (souvent PDF/X)
  • CMJN (si impression)

Assemblage (Package) si on doit modifier

  • Pour transmettre le projet complet avec liens et polices (si autorisées)

Checklist finale (avant livraison)

  • Hiérarchie lisible à 2 mètres (titre + infos)
  • Grille respectée (alignements nets)
  • Images propres (résolution ok, pas d’artefacts)
  • Couleurs cohérentes (CMJN si print)
  • Fond perdu + marges de sécurité OK
  • Styles utilisés (pas tout en “mise en forme locale”)
  • Liens OK + Préflight OK
  • Exports corrects (web + print) + package si nécessaire

Raccourcis InDesign sur Mac : bosser vite sans sacrifier la qualité

InDesign, c’est un logiciel de mise en page. Donc c’est aussi un sport d’endurance: tu répètes les mêmes gestes 800 fois par projet. Les raccourcis sur Mac ne sont pas un gadget, c’est ton assurance-vie contre la tendinite et les fichiers “pas finis”.

Je te fais un guide orienté Mac, en expliquant à quoi sert chaque raccourci et quand l’utiliser.


Les fondamentaux (les réflexes de survie)

Ces raccourcis sont universels et te servent partout, pas seulement dans InDesign.

  • Cmd + N: Nouveau document Sert à créer un fichier (choix du format, pages, fond perdu, etc.).
  • Cmd + O: Ouvrir un document Pour ouvrir un .indd, .idml, ou un doc existant.
  • Cmd + S: Enregistrer Le réflexe automatique. Une fois toutes les 2 minutes. Tu ne négocies pas.
  • Cmd + W: Fermer le document Ferme le fichier actif (pas l’appli entière).
  • Cmd + P: Imprimer Pour imprimer ou prévisualiser une sortie papier (rare en cours, mais utile).
  • Cmd + Z: Annuler Retour arrière. Ton bouton “machine à remonter le temps”.
  • Cmd + Shift + Z: Rétablir L’inverse d’annuler. Quand tu as trop annulé et que tu veux revenir.
  • Cmd + E: Exporter Pour sortir un PDF, une image, etc. (vérifie toujours les paramètres: web vs print).

Navigation (se déplacer et voir ce qu’on fait)

Parce qu’une affiche A1 à 300 dpi, ça ne tient pas dans un écran de 13 pouces.

  • Cmd + +: Zoom avant Pour vérifier la typo, les alignements, les détails, les bords.
  • Cmd + –: Zoom arrière Pour juger la composition globale (lecture à distance, hiérarchie).
  • H: Main (Hand Tool) Permet de “panner” dans la page quand tu es zoomé. Hyper utile en mise en page.
  • Tab: Masquer/Afficher les panneaux Mode “plein écran de travail”. Idéal pour vérifier ta compo sans pollution d’interface.
  • Shift + Fn + Down Arrow: Page suivante Pour naviguer rapidement dans un doc multi-pages (magazine, livret, etc.).
  • Shift + Fn + Up Arrow: Page précédente Idem, vers l’arrière.

(Oui c’est un peu absurde sur Mac, merci Apple et ses touches “Fn”.)


Outils et actions de production (la vraie mise en page)

Ici, on parle de gagner des minutes, puis des heures.

  • T: Outil Texte Pour créer/modifier un bloc texte, corriger, appliquer styles.
  • Cmd + D: Placer (importer) une image LE raccourci le plus important. Sert à importer images, PDF, parfois du texte. Astuce: tu peux “placer” puis cliquer pour déposer l’image, ou cliquer-glisser pour définir le cadre.
  • Cmd + G: Grouper Pour manipuler plusieurs objets comme un seul (ex: titre + sous-titre + forme).
  • Cmd + Shift + G: Dégrouper Quand tu veux reprendre la main sur les éléments séparément.
  • Option + Drag (glisser): Dupliquer Tu tires un élément en maintenant Option → copie instantanée. Parfait pour répéter des pictos, blocs, repères, éléments de grille.
  • Cmd + Shift + L / C / R: Aligner le texte à gauche / centré / droite Attention: ça aligne le texte dans son bloc, pas les blocs entre eux. À utiliser pour gérer la lecture, pas pour “faire joli”.

Mise en forme texte (le “panneau Caractère” sans ouvrir le panneau)

Ce sont des raccourcis utiles, mais en vrai la méthode pro reste: styles de paragraphe.

Les raccourcis ci-dessous servent surtout pour des exceptions contrôlées.

  • Shift + Cmd + B: Gras (si la famille le propose) Pour emphase. À utiliser avec parcimonie.
  • Shift + Cmd + I: Italique Citations, titres d’œuvres, nuances. Pas pour “faire design”.
  • Shift + Cmd + Y: Normal Remet le style “regular” (utile après des modifs sauvages).
  • Shift + Cmd + U: Souligné Rare en graphisme print (souvent moche), parfois utile en maquette web.
  • Ctrl + Shift + Cmd + /: Barré Utile pour corrections, versions, ou effet graphique ponctuel.
  • Shift + Cmd + K: Tout en capitales (toggle) Attention: capitales ≠ lisibilité. Le tracking doit souvent être augmenté.
  • Shift + Cmd + H: Petites capitales (toggle) À utiliser si la police a de vraies petites caps (sinon c’est une fausse version dégradée).
  • Shift + Cmd + +: Exposant Pour notes, puissances, etc.
  • Shift + Option + Cmd + +: Indice Pour formules, chimie, etc.
  • Shift + Cmd + X (ou Shift + Option + Cmd + X selon réglage): Remettre l’échelle à 100% Quand tu as étiré/écrasé du texte et que ça part en caricature.
  • Shift + Cmd + L / C / R: Alignements paragraphe (gauche/centre/droite) Même logique que plus haut: attention à l’usage. Le centre, c’est pas une religion.
  • Shift + Cmd + F / J: Justification Pour textes en colonnes. À surveiller: rivières, espaces énormes, césures.
  • Shift + Cmd + > / <: Augmenter / diminuer le corps Très pratique pour ajuster finement une hiérarchie.
  • Shift + Cmd + Option + > / <: Augmenter / diminuer par pas plus grands Gain de temps si tu fais un gros ajustement.
  • Option + Flèche Haut/Bas: Augmenter / diminuer l’interlignage L’interlignage, c’est l’oxygène du texte. Sans lui, ton paragraphe étouffe.
  • Option + Cmd + Flèche Haut/Bas: Interlignage par grands pas Pour ajustements rapides.
  • Shift + Option + Cmd + G: Aligner sur la grille (toggle) Utile sur mise en page éditoriale quand tu veux une base-line grid cohérente.
  • Shift + Option + Cmd + H: Césure automatique (toggle) Important en justification. Attention: peut créer des césures moches si mal réglé.
  • Option + Flèche Gauche/Droite: Approche / crénage (tracking/kerning) Pour “aérer” ou “resserrer” un mot, surtout en capitales.
  • Option + Cmd + Flèche Gauche/Droite: Approche par grands pas Plus rapide, mais à manier avec précision.
  • Option + Cmd + Q: Reset des crénages manuels (approche à 0) Quand quelqu’un a “corrigé” une typo au marteau.

Navigation et sélection dans le texte (édition rapide)

Les flèches, c’est bien. Les flèches avec Cmd/Shift, c’est le niveau au-dessus.

  • Flèches: se déplacer caractère/ligne
  • Cmd + Flèche Gauche/Droite: se déplacer mot par mot
  • Cmd + Flèche Haut/Bas: aller au paragraphe précédent/suivant
  • Shift + Flèches: sélectionner progressivement
  • Double-clic: sélectionner un mot

(Ton tableau Windows mentionne Origine/Fin: sur Mac, selon clavier, c’est souvent via Fn + flèches, mais le principe est “début/fin de ligne”.)


Conseils d’usage (la partie qui évite les mauvaises habitudes)

  1. Cmd + D et Option + Drag: à maîtriser en premier. C’est 80% de la production.
  2. La mise en forme “au raccourci” est OK, mais en pro: styles de paragraphe sinon tu crées un Frankenstein.
  3. Le zoom: tu alternes en permanence vue globale (composition) et vue rapprochée (micro-typo).

Petit rappel de bon sens

Un bon raccourci, ce n’est pas “aller plus vite pour faire n’importe quoi”.

C’est aller plus vite pour faire propre, cohérent, répétable.

Et oui, ça demande 2 jours d’habitude. Comme tout ce qui vaut le coup dans la vie.

InDesign: nuancier, gabarits, alignements, profondeur, recherche, étirement typo, fond perdu

1) Créer un nuancier

Un nuancier, c’est ta palette officielle. Pas “je prends une couleur au hasard à chaque bloc”.

Où ça se passe

  • Fenêtre > Couleur > Nuancier

Bonnes pratiques

  • Crée des tons directs (C, M, J, N) ou RVB selon le projet.
  • Renomme tes couleurs: Noir texte, Rouge néon, Fond nuit, etc.
  • Évite les “Couleur 1 / Couleur 2” (ça finit toujours en larmes).

Créer une couleur

  • Dans le panneau Nuancier: Nouveau nuancier…
  • Choisis:
    • Mode: CMJN (print) ou RVB (écran)
    • Type: Quadrichromie (la plupart du temps)

2) Créer des gabarits (Master Pages)

Un gabarit sert à répéter des éléments (numéros de page, bandeaux, grille, fonds, repères…) sans les refaire 20 fois.

  • Fenêtre > Pages
  • Dans le panneau Pages: double-clic sur un Gabarit (A-Master, etc.)

À mettre en gabarit

  • Folios (numéros de pages)
  • Grille de mise en page
  • Bandeaux, titres de rubrique
  • Fonds et repères constants

Astuce pro

  • Utilise Texte > Insérer un caractère spécial > Repères > Numéro de page actif pour les folios.

3) Aligner des éléments et les répartir proportionnellement

C’est ici que tu arrêtes de “placer à l’œil”. On est des adultes, on aligne.

  • Fenêtre > Objet et mise en page > Aligner

Aligner

  • Sélectionne plusieurs objets
  • Choisis alignement: gauche/droite/haut/bas/centrer

Répartir

  • “Répartir l’espace” = espacement identique entre éléments
  • “Répartir selon…” = distribution régulière selon les centres ou les bords

Pro-tip

  • En haut du panneau, choisis si tu alignes:
    • sur la sélection
    • sur la page
    • sur les marges
    • sur un objet clé (super utile)

Objet clé

  • Clique une 2e fois sur l’objet de référence (il devient “clé”)
  • Tous les autres s’alignent par rapport à celui-là

4) Changer la profondeur des éléments (ordre d’empilement)

La “profondeur”, c’est qui passe devant/derrière. Classique: le texte disparaît parce qu’il est sous une image.

Commandes

  • Objet > Disposition
    • Mettre au premier plan
    • Mettre à l’arrière-plan
    • Avancer / Reculer d’un cran

Raccourcis utiles

  • (Selon OS et config, mais l’idée est là): utilise les commandes de premier plan / arrière-plan souvent

Astuce

  • Nomme tes calques et objets: tu te remercieras quand ça devient une jungle.

5) Trouver des éléments (sans scroller comme un hamster)

Tu peux “trouver” plusieurs choses dans InDesign, pas juste du texte.

Trouver du texte

  • Édition > Rechercher/Remplacer (Ctrl/Cmd + F)

Trouver une police problématique

  • Texte > Rechercher une police… Super pour remplacer une typo manquante ou uniformiser une famille.

Trouver un lien (image manquante, modifiée, basse résolution)

  • Fenêtre > Liens Tu verras immédiatement si une image est manquante (warning) ou si elle a été modifiée.

Trouver un caractère spécial (accents/glyphes)

  • Texte > Glyphes Pratique si une police a un “é” cassé ou pas de guillemets « ».

6) Étirement des caractères à 200% pour un nom (effet typographique)

Tu parles d’un étirement type “titre large / techno”. Ça se fait via l’échelle horizontale (ou verticale).

  • Panneau Caractère (Fenêtre > Texte et tableaux > Caractère)
  • Paramètre: Échelle horizontale (ou verticale)

Action

  • Sélectionne le mot/nom
  • Mets Échelle horizontale = 200%

Avertissement de graphiste grincheux

  • Étendre une typo à 200% peut devenir moche très vite (lettres écrasées ou boursouflées).
  • Le bon plan: choisir une police déjà large/condensée selon l’effet recherché, puis ajuster légèrement (120–140%). Mais si l’exercice impose 200%, fais-le proprement:
    • ajuste le tracking (approche) pour éviter que ça colle trop
    • vérifie la lisibilité à distance

7) Utiliser le fond perdu (bleed)

Le fond perdu évite les liserés blancs après la coupe. Si ton fond/couleur/image doit aller au bord, tu DOIS déborder.

Réglage

  • À la création du document: Fond perdu (souvent 3 mm)
  • Ou après: Fichier > Format du document…

Règle

  • Tout ce qui doit toucher le bord dépasse jusqu’au fond perdu
  • Tout ce qui est important (texte, logos) reste dans la marge de sécurité (ex: 10 mm)

À l’export PDF imprimeur

  • Export PDF (Print)
  • Cocher Utiliser les paramètres de fond perdu du document
  • Ajouter traits de coupe si demandé

Ressources pour trouver de la matière visuelle (images + textures) et enrichir le décor d’une affiche

Faire une affiche qui a de la gueule, ce n’est pas juste “une image + un titre”. C’est du relief: textures, lumière, ambiance, détails, imperfections, couches. La fameuse “matière” qui donne l’impression que l’univers existe autour du sujet.

Voici des ressources très utiles (et plutôt propres) pour compléter les décors, construire une direction artistique, et ajouter des textures crédibles. Avec les liens, oui. Parce que sinon vous allez taper “texture grunge free” et récupérer un virus.


1) ShotDeck: images HD tirées de films (références + ambiance)

👉 https://shotdeck.com/

À quoi ça sert

ShotDeck te permet de chercher des captures HD issues de films, classées et filtrables par:

  • couleur dominante / palette
  • ambiance (nuit, néon, pluie…)
  • type de plan (gros plan, silhouette, ville…)
  • genre, période, réalisateur, etc.

Comment l’utiliser pour une affiche

  • Benchmark: repérer des compositions d’affiches et de plans ciné (focal point, éclairage, profondeur).
  • Planche tendance: construire une DA cohérente (ex: néon-noir, rétro-futurisme, thriller).
  • Références lumière: contre-jours, rim light, reflets, pluie, fumée.

Important

ShotDeck est génial pour inspirer et analyser. Pour l’usage direct des images dans une affiche finale, il faut rester carré sur les droits. Donc: référence, moodboard, étude de cadrage. Pour un projet public/commercial, tu utilises des images dont tu as les droits.


2) TextureLabs: textures gratuites et ultra propres

👉 https://texturelabs.org/

À quoi ça sert

TextureLabs fournit des textures HD (souvent très grandes, propres, bien scannées) pour:

  • grain, poussière, bruit
  • papier, béton, métal, rouille
  • fumée, light leaks, rayures, dégradations
  • overlays “ciné” qui donnent de la profondeur

Comment l’utiliser (workflow simple)

  1. Télécharge une texture.
  2. Dans Photoshop, mets-la au-dessus de ton visuel.
  3. Teste les modes de fusion:
    • Produit (Multiply) pour salir / assombrir
    • Incrustation (Overlay) pour ajouter du contraste/relief
    • Écran (Screen) pour des textures lumineuses (fuites de lumière)
  4. Ajuste l’opacité (souvent 5–30% suffit).

Pourquoi c’est top

  • Qualité pro
  • Pas besoin de fouiller des banques douteuses
  • Parfait pour donner un rendu “affiche imprimée”, “urbain”, “usé”, “ciné”

3) Bonus: autres ressources utiles (pour compléter décor + DA)

a) Références photo (ambiances urbaines)

Très bien pour des bases de ville/pluie/lumière. Attention à garder une cohérence de style (évite le patchwork).

b) Textures et assets (plus large)

  • Poly Haven (textures HDRI, backgrounds): https://polyhaven.com/
  • AmbientCG (textures PBR): https://ambientcg.com/

Plus orienté 3D, mais les textures sont souvent parfaites pour overlays.

c) Typographies (pour compléter l’univers graphique)

  • Google Fonts: https://fonts.google.com/
  • Adobe Fonts: https://fonts.adobe.com/

(Oui, une affiche sans typo solide, c’est juste une image avec de l’ego.)


4) Méthode rapide “matière” pour une affiche (conseil pro)

Pour enrichir ton décor sans le surcharger:

  1. Base: image principale (personnage / ville)
  2. Atmosphère: brume / pluie / fumée (overlay léger)
  3. Matière: grain / papier / poussière (TextureLabs, opacité faible)
  4. Lumière: reflets / light leaks (très subtil)
  5. Détails narratifs: une signalétique, une pub fictive, un numéro, un symbole

Le but: créer de la profondeur, pas faire une soupe.


5) Petit rappel “humain”: la cohérence > la quantité

Deux textures bien choisies et bien dosées valent mieux que 12 overlays posés au hasard. L’œil voit immédiatement quand c’est du bricolage.

Utiliser des typographies dans InDesign

Une typo dans InDesign, ce n’est pas “un style”. C’est un fichier (ou une police activée) que ton ordi doit connaître. Si elle n’est pas installée/activée, InDesign fera ce qu’il fait de mieux: remplacer ça par n’importe quoi et ruiner ta maquette. (sans finir en Comic Sans par accident)

Il y a 3 façons propres de récupérer des typos:

  • Google Fonts (gratuit, simple, fiable)
  • Adobe Fonts (inclus avec Creative Cloud, activation en 1 clic)
  • DaFont (parfois cool, souvent piégeux: installation + vérifs obligatoires)

Liens (comme demandé, oui je mets les vrais):

  • Google Fonts: https://fonts.google.com/
  • Adobe Fonts: https://fonts.adobe.com/
  • DaFont: https://www.dafont.com/

Rappel ultra important: les formats de police

Quand tu télécharges une typo, tu obtiens en général:

  • .OTF (OpenType) ✅ conseillé
  • .TTF (TrueType) ✅ ok
  • parfois des familles variables (Variable font) ✅ très pratique

Évite les trucs exotiques bizarres ou incomplets.


Utiliser une typo via Google Fonts (téléchargement + installation)

Étape A: choisir et télécharger

  1. Va sur https://fonts.google.com/
  2. Choisis une police (ex: Inter, Space Grotesk, Roboto Slab…).
  3. Clique Download family (télécharger la famille).

Étape B: installer la police sur l’ordinateur

  • Mac: double-clic sur le fichier .otf/.ttf → “Installer la police” (Livre des polices).
  • Windows: clic droit → “Installer” (ou glisser dans le dossier Polices).

Étape C: utiliser dans InDesign

  1. Redémarre InDesign si la police n’apparaît pas.
  2. Sélectionne ton texte → panneau Caractère → menu des polices → choisis la police.
  3. Bonus pro: crée un style de paragraphe avec cette typo (sinon tu vas tout refaire à la main, et ça c’est triste).

Utiliser une typo via Adobe Fonts (activation, pas besoin d’installer “à la main”)

Adobe Fonts fonctionne avec Creative Cloud: tu actives, et la police devient dispo dans InDesign.

Étape A: activer la police

  1. Va sur https://fonts.adobe.com/
  2. Connecte-toi avec ton compte Adobe (Creative Cloud).
  3. Trouve une police → clique Activate / Activer.

Étape B: vérifier côté Creative Cloud

  • Ouvre l’appli Adobe Creative Cloud (sur ton ordi).
  • Laisse 10 secondes à Adobe pour faire sa magie.
  • La police apparaît ensuite dans InDesign.

Étape C: utiliser dans InDesign

Même méthode: sélection du texte → liste des polices → applique.

Et surtout: styles (paragraphe/caractère) pour garder une cohérence.


Utiliser une typo via DaFont (télécharger + installer + vérifier les accents)

DaFont, c’est la brocante: tu peux trouver des pépites… et beaucoup de polices inutilisables en français.

Étape A: télécharger

  1. Va sur https://www.dafont.com/
  2. Choisis une police → clique Download (tu récupères un .zip).

Étape B: installer

  1. Dézippe le fichier.
  2. Installe le .otf ou .ttf (comme Google Fonts).
  3. Redémarre InDesign si nécessaire.

Étape C: vérifier les caractères accentués (OBLIGATOIRE)

Certaines typos DaFont n’ont pas:

  • é, è, ê, ë
  • à, ù, ç
  • œ, æ
  • guillemets français « »

Test rapide (copier-coller dans InDesign):

“Éléonore a reçu un café crème à Montrouge, c’est sûr: ça coûte déjà 10€.”

Si des lettres deviennent des carrés, des points d’interrogation, ou disparaissent: police non conforme → change de police.

Astuce pro:

Dans InDesign, va dans Texte > Glyphes (ou “Glyphs”) pour voir si les caractères existent vraiment dans la police.


Gérer les problèmes de polices dans InDesign

A) Police manquante

Si tu ouvres un fichier et que la police manque:

  • InDesign affiche une alerte
  • Tu peux aller dans Texte > Rechercher une police… (Find/Replace Font) pour remplacer proprement.

B) Mélange sauvage de typos

La règle la plus simple qui sauve des vies:

  • 2 typos max (3 si tu sais exactement pourquoi)
  • une pour les titres, une pour le texte courant

Dernier point (important mais souvent ignoré): les droits

  • Google Fonts: généralement libre d’usage (mais lis quand même la licence si tu bosses pour un client).
  • Adobe Fonts: usage OK tant que tu as l’abonnement actif.
  • DaFont: attention. Beaucoup de polices sont “free for personal use” seulement. Donc pour un projet pro, tu dois vérifier la licence.

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